Une histoire . Mortellement votre .

Une histoire . Mortellement votre .
Bienvenues, chères et chers (si il y a).
Je suis Fanny (tadaaaaam x'D).
Je me présente mieux...
Co-auteur de TH-haben-gelesen
12 ans (et demi s'il vous plait) [et de 13! depuis le 26 avril 2008 =B ! chui grande hein t'as vu ça]
Trop fière d'être une sale petite gamine
(Muhahaha)
Passionnée d'écriture
et pis euh. . . voilà xD
T'sais quoi.
J'pensais à Georg et pis
j'ai une idée de fic qu'a pointé son charmant pif'
:D
Et puis voilà
Ainsi naquit : Totenähnlich
Et puis euh. . . voilà. En me relisant j'ai comme l'impression de me répéter ^^'
J'espère que ça vous plaira.
La gamine s'en va vous taper le premier chapitre maintenant.

Liebe,

BB blonde

# Posté le dimanche 11 novembre 2007 08:58

Modifié le vendredi 02 mai 2008 14:20

¤ Premier Chapitre ¤

¤ Premier Chapitre ¤
(Il faut écouter ça en même temps)

Jillian, I'd give my heart...

Le petit bus traçait sur le macadam glissant, devançant d'une centaine de mètres les 5 autres véhicules qui le suivait passivement. Les bandes blanches de la chaussée défilaient à toute vitesse sous les pneus imposants, et les phares semblaient déchirer la nuit noire. Le chauffeur était plongé dans une concentration qui ne souffrirait aucun dérangement; ses veines palpitaient en cadence du moteur rugissant...
A côté de lui, un homme dans la force de l'âge réglait des choses aux allures importantes sur son P.D.A. et, de temps en temps, jetait un bref coup d'½il à l'arrière du véhicule où quatre jeunes adultes dormaient profondément; chacun sur "sa" banquette.
Les regards qu'il leur lançait faisaient étrangement penser à ceux d'un père envers ses fils.
Soudain, un des garçons se réveilla, clignant difficilement des paupières et étonné qu'il n'y ait pas de lumière à l'horizon, il devint par la suite évident pour lui que la nuit était tombée. Une goutte de sueur dévala le long de sa tempe et mourut dans son cou. Agacé, il remit en place une mèche rebelle qui s'était imprudemment aventurée sur son visage baigné de sueur. Il grogna.
-Georg, murmura une voix ensommeillée ?
-Oui, Gustav ?
-Tu es sûr que ça va ? continua le blond.
-Mais oui, mais oui. Rendors-toi Gus !
Ce dernier ne se le fit pas dire deux fois et retomba lourdement sur sa couchette.
Georg, à présent les cinq sens en éveil, s'accouda à la vitre qui était glacée, ce qui lui fit le plus grand bien étant donné qu'il suffoquait presque dans la moiteur de l'habitacle.
Peu à peu, sa respiration se calma et il observa la végétation sauvage qui bordait la route. Les mauvaises herbes, balayées par le vent doux et baignées par le clair de lune, plongeaient l'endroit dans une atmosphère oppressante.
Georg allait sombrer dans la somnolence quand il aperçut une silhouette vague, au loin. Sa curiosité l'emporta...
-Tim, arrête toi tout de suite sur la bande d'arrêt d'urgence ! Vite !
Le chauffeur eut un sursaut électrique qui faillit les envoyer sur le bas-côté, mais il reprit ses esprits, et dans un élan de professionnalisme, stoppa le bus-tour dans un coup de frein. Il poussa un énorme soupir de soulagement.
Derrière eux, le bus de voyage pour les vigiles et les 4 camions de la régie et des décors furent surpris par cet arrêt brutal et se garèrent en file indienne derrière le mini-bus décoré aux couleurs de Tokio Hotel.
David apostropha Georg, un peu en colère :
-Mais qu'est-ce qui t'as pris ?! Tu as failli nous tuer tous.
Le jeune aux cheveux lisses jeta un regard douteux sur Gustav, Tom et Bill qui pionçaient comme des blaireaux.
-Désolé. Faut que j'aille voir un truc dehors. J'reviens vite.
-Va donc pisser, lança David avec, finalement, un petit sourire amusé.
Georg sortit dans un petit éclat de rire et claqua la portière avant de retrouver subitement son sérieux. Non, il n'avait pas d'envie pressante. Il leva les yeux et avala une gorgée d'air frais. On avait beau être aux prémices de l'été, la nuit restait encore un peu fraîche.
La silhouette n'avait pas bougé d'un centimètre. Il fit trois pas dans sa direction. La personne alluma sa lampe torche et il vit qui était en face de lui.

-Salut, fit Georg comme un signe de paix.
-Sa... salut, répondit la jeune femme, apeurée.
Sa voix avait une drôle d'intonation qu'il n'avait jamais entendu.
Dès qu'elle avait été éclairée, le jeune homme avait instantanément compris de qui il s'agissait.

Maquillée à outrance, elle portait un haut rouge et qui se terminait bien au dessus de son nombril piercé, bien que le décolleté fut d'une profondeur extrême. Une mini jupe trop courte couvrait à peine ses petites cuisses gainées dans un collant bon marché. Ses pieds étaient chaussé d'escarpins pailletés et de nombreuses breloques terminaient son éloquent accoutrement. A côté d'elle se tenait une chaise en plastique abîmée où était posé un petit sac à main en cuir...

Voyant que Georg était ébahi, elle prit les choses en main :
-50¤ la pipe, 100¤ l'amour, murmura-t-elle.
Son énorme manque d'assurance faisait bien ressortir le fait qu'on venait à peine de la condamner à ce métier si humiliant.
Le jeune adulte leva vers elle des yeux horrifiés.
-Je ne suis pas là pour ça, articula-t-il, troublé et confus.
-Ah... pourquoi alors, l'interrogea-t-elle en reculant prudemment ?
Georg réfléchit. Une "ancienne" plus expérimentée qu'elle avait du la prévenir que parfois on pouvait tomber sur de drôles d'oiseaux, une fois le jour trépassé.
-Tu as faim ? demanda brusquement Georg.
Surprise, la jeune fille ne répondit pas tout de suite, hésitant sur l'attitude à adopter.
Elle devait avoir à peine 16 ans. Un très léger accent altérait ses paroles. Un accent étrange, comme une mélopée. De quel pays ? Il n'en avait aucune idée.
-Je... oui, finit-elle par prononcer.
-Alors viens, fit-Georg en lui tendant la main.
L'adolescente contempla cette dernière avec tentation, comme si elle avait le pouvoir de faire basculer sa vie de malmenée derrière elle. (Ce qui n'était pas tout à fait faux).
Puis une étincelle s'éteint dans son regard :
-Mais je... p...peux pas !
-Mais pourquoi ?
-Si je m'en vais, il ne va pas être content du tout.
Puis elle se mit à sangloter et reprit :
-Il... il va me tuer comme il a tué ma famille.
Le jeune homme réfléchit intensément, cette enfant était donc tyrannisée par son proxès-net... Il en saurait plus plus tard, l'important , maintenant, était de convaincre cette ado brisée de venir avec lui. Il trouva tout de suite la solution. Il sentit presque une ampoule lui pousser au-dessus de la tête, comme dans les bandes dessinées.
-Tu sais, je m'appelle Georg Listing et je suis bassiste dans un groupe de rock. Ce groupe, il est très célèbre. Il s'appelle Tokio Hotel et...
-Tokio Hotel ?!
-Oui.
Elle fronça le nez, la rendant si attendrissante que Georg sourit.
-Tokio Hotel... des filles au camp en parlaient, chez moi, en Roumanie.
Voilà donc d'où venait son accent. Europe de l'Est.
-Donc, tu vois, je fais partie de ce groupe, et comme on est très connu, on doit être protégés. C'est pour ça qu'on possède à notre disposition une centaine de gardes du corps très performants.
Le chiffre parut impressionner la jeune fille et Georg sentit que c'était dans la poche.
-Comment tu t'appelles ?
-Jillian.
Le jeune homme attrapa la main de la petite Jillian et chuchota sur le ton de la confidence :
-Alors allons-y... Jillian.
Elle mit ses petites mains blanches dans celles de Georg.
Celui ci comprit qu'il n'aurait pas le droit à l'erreur. Toute une vie dépendait de lui.

Oh Jillian, no more tears...



Yo les gens .
(j'm'improvise wesh today) =]
Dis, dis, t'aimes ?

# Posté le lundi 12 novembre 2007 16:43

Modifié le dimanche 16 mars 2008 07:38

¤ Deuxième Chapitre ¤

¤ Deuxième Chapitre ¤
(Il faut écouter ça en même temps)

Ooh La

Le bus avait repris la route. A l'arrière, tout le monde dormait... ou presque. Une petite créature, toute frêle, était recroquevillée dans un coin. Elle tremblait comme une feuille. Oui, Jillian avait peur. Elle releva sa tête, tout doucement. Ses petits yeux clignaient comme des phares.
Quelque chose se passait au niveau de sa petite bouche aux lèvres minces... se pourrait-ce être... un sourire ? Oui, c'en était un, et il s'agrandissait un peu plus au fil des secondes. Un drôle de sourire. On aurait dit qu'elle avait honte de cette joie soudaine. C'était comme si elle ne cessait de regarder en arrière, un peur incommensurable d'avancer, de tourner une nouvelle page de sa petite vie insignifiante. Et parallèlement, une grande excitation la traversait, réveillant ses sens, sa curiosité, son envie de vivre, et non plus de survivre.
Dans son esprit perturbé, elle en était arrivée à cette conclusion : ce qui allait lui arriver par la suite ne pouvait pas être pire que ce qu'elle avait vécu.
Forte de cet argument, elle se cala le plus confortablement possible sur son siège et sombra peu à peu dans un sommeil rythmé de sombres rêves.

Il lui sembla avoir dormi à peine une minute lorsqu'elle se réveilla. Il lui fallut l'aide de toute sa bonne volonté pour ouvrir ses yeux collés et s'asseoir en tailleur. Une fois dans cette position, elle considéra le monde autour d'elle. Elle avait quitté le véhicule. Par qui avait-elle été transportée ? Où était-elle ? Autant de questions dans le vide qui se bousculaient dans sa tête. Ne pas en trouver les réponses sembler la contrarier au plus haut point.

L'endroit était luxueux, mais étrangement assez simple. Elle était assise dans un grand lit à baldaquin, autour d'elle se succédaient meubles, chaises, tables... alternant modernité et décorations anciennes... le passé conjugué au présent.
Une porte en bois d' If peinte ne cessait de s'entrouvrir et de se refermer, laissant passer des courants d'air froid. Intriguée, Jillian sauta d'un bond sur ses deux pieds et se dirigea agilement vers la petite porte. La jeune fille se déplaçait tel un félin, rampant au sol avec une rapidité étonnante, sautillant sans un bruit. Elle avait dans ses petits yeux clairs une lueur sauvage, comme un animal qui aurait perdu sa mère trop tôt et serait livré à lui-même dans une jungle dangereuse. Un petit lionceau méfiant.
Lorsque Jillian eut atteint la porte qui n'avait pas arrêté de couiner, son c½ur se mit à battre intensément. Elle déplia ses petits doigts fins vers la poignée, l'empoigna d'un air décidé et la tira vers elle d'un coup sec. Elle sursauta. Personne.
La pièce était meublée d'une baignoire de luxe aux motifs ciselés, il y avait également un lavabo en verre transparent et des toilettes toutes aussi prestigieuses. La décoration mélangeant moderne et ambiance château en aurait enchanté plus d'une mais toute l'attention de Jillian était portée vers la source des courants d'air : une petite fenêtre était entrouverte. Un peu rassurée, la jeune roumaine l'ouvrit en grand et contempla l'au-dehors. L'hôtel donnait une vue impressionnante sur les Champs-Élysée. Jillian, la petite immigrée de l'Est même pas majeure et qui parlait couramment l'allemand avait donc attéri en France, à Paris plus précisément. Elle resta une bonne dizaine de minutes à détailler tout ce monde s'activer sur la plus belle avenue de France avec des yeux rêveurs... avant de refermer l'ouverture.
Quoi qu'il allait lui arriver ensuite, elle voulut profiter de ce qui s'offrait à elle et entreprit de faire une grande toilette. Lorsqu'elle vit des habits propres à sa taille posés sur le radiateur, elle fut comblée : jamais elle n'avait eu autre chose pour s'habiller autre chose que des loques ou des tenues aguicheuses. Elle se dépêcha de se débarrasser de ces petits bouts de tissus qui lui servaient autrefois d'attrape-client. Comme pour marquer cet instant, elle rouvrit soudainement la lucarne et balança la mini-jupe et le haut par l'encadrement. Elle referma sereinement la fenêtre et se glissa dans la douche en faisant couler un bain en même temps. Elle utilisa toutes les fonctions : siège, massage, robinets de mousse... tant et si bien qu'en sortant elle se sentit merveilleusement reposée. Elle s'approcha du tas de vêtements et enfila les sous-vêtements. Elle enfila le slim bleu tout simple et la petite chemise blanche. Pour finir, elle mit à ses pieds de petits chaussons moelleux. Elle sécha ses cheveux et les attacha et il prirent forme de longs cheveux souples et châtains. Elle s'étira, exagérément peut-être mais après tout elle se sentait si bien. Ce ne fut que lorsqu'elle se vit dans le miroir qu'elle fut frappée de stupeur. Son visage était enfantin à souhait. Elle avait 15 ans et ça se voyait. On se demande parfois ce que cela doit faire d'avoir vécu les plus grands malheurs dans un corps d'adolescente. Mais Jillian s'était promise... no more tears... oh non plus jamais, plus jamais les larmes amères de la douleur qui autrefois la rongeait de l'intérieur. La vie était faite d'épreuves et la jeune fille se relevait à chaque fois. La vraie force n'est pas de ne jamais tomber mais de revenir toujours, toujours et encore.
Elle sortit de la salle de bain. Elle avait faim, mais elle n'osait pas aller réclamer de la nourriture. Elle s'approcha du téléphone pour appeler le room-service mais elle vit un petit bout de papier posé à côté, sur la table. Hésitante, elle finit par taper lentement le numéro indiqué sur la feuille. La personne à l'autre bout du fil décrocha. Elle entendit une respiration puis la ligne coupa. Etonnée, Jillian n'insista pas. Quelqu'un irait forcément la voir au bout d'un moment. Elle rejoignit un siège à l'allure confortable et s'y cala, les jambes contre sa poitrine et la tête sur les genoux.
Elle pensait à toutes les choses qu'elle voudrait bien être encore.
Elle voudrait bien redevenir vierge.
Elle voudrait bien que sa famille ressuscite.
Elle voudrait bien avoir des papiers d'identité.
Elle voudrait bien...
-Ji'...
Jillian sursauta nerveusement. Personne ne l'avait appelé Ji depuis...
-Ji...llian.
Elle sursauta de nouveau et demanda craintivement :
-Qui êtes-vous ? Où êtes-vous ?
-N'aie pas peur, je ne veux pas te faire de mal.
-Ge...Georg ?
-Oui ?
-Où es-tu ?
-Derrière-toi, Ji.



Je sais c'est court (me tapez paaas) >.<
Mais bon, c'est nécessaire à la suite...
Et puis je suis en train de préparer un chapitre bien salé sur Th-haben-gelesen alors...
(xD la bonne excuse) Bah oui hin je suis humaine je peux pas être une bonne autrice partout
(ni même nulle part d'ailleurs)
Surtout Lundi, n'oubliez pas l'anniversaire de Nenita x] Nenita est folle, donc à son anniversaire...
ça va être chalalatesque !
Bref, vos impressions ?
Tschüß <3

# Posté le samedi 24 novembre 2007 14:25

Modifié le lundi 25 février 2008 12:44

¤ Troisième Chapitre ¤

¤ Troisième Chapitre ¤
(Il faut écouter ça en même temps)

Those teenage hopes who have tears in their eyes
Too scared to own up to one little lie

Je me sentais comme une fillette, ou une personne agée. Au choix.
Assistée. Sereine. Observatrice. Songeuse. Une sorte d'innocence, non, d'insouciance. Qu'est-ce que j'ai pû être naïve, à penser que tous mes problèmes s'étaient envolés, comme ça, d'un claquement de doigt. Mais nous n'en sommes pas là.
Pour l'heure, j'étais assise à la table du restaurant haute gamme de l'hôtel de Sers, "coincée" entre Gustav et Tom ,Georg m'avait dit qu'ils s'appelaient ainsi.
L'ambiance devint glaciale lorsque je m'assis sur le pouf confortable qui m'était destiné, pour prendre le petit déjeuner. J'aurais très bien pu ne pas venir, vu que les 3 autres garçons firent comme si je n'existais pas, ce qui, je l'avoue, me blessa un peu.
Croyaient-ils que j'avais été allée aguicher Georg et le supplier de m'aider ? Sinon, pourquoi m'ignoraient-ils ainsi ?
Bill ne prêtait pas plus attention à moi qu'à un moucheron qui aurait malencontreusement croisé un pare-brise. Seul Georg était attentionné. Gustav, méfiant, était très distant, à moins que ce ne soit sa véritable personnalité. Et Tom. Il m'insupportait. Ou plutôt son regard m'insupportait. Il avait ce regard que je haissais. J'avais le douloureux sentiment qu'il m'observait comme un produit de consommation dans une foire à la chèvre. Rien qu'à l'idée de penser qu'il m'imaginait peut-être dans son lit me révulsait. Non pas qu'il soit repoussant, loin de là, mais j'avais trop senti sur moi ce regard... si humiliant. Trop supporté...
Je songeai encore lorsque Georg s'adressa à moi :
-Tu veux un pain au chocolat Jillian ?
Je mis quelques seconde à lever la tête et ouvris la bouche comme une carpe, avant de me mordre la lèvre. Je n'avais jamais mangé de pain au chocolat. Et si j'en prenais un, et que je n'aimais pas ? Tous m'accuseraient de faire du gaspillage, ou me prendraient pour une princesse capricieuse. Voilà ce qui n'allait pas. Je faisais toujours trop attention à mes gestes alors que les autres ne faisaient rien de semblable pour moi.
Georg s'inquiéta que je reste muette :
-Jillian ?
Je m'apprêtais à ouvrir la bouche pour répondre que je voulais bien lorsque Bill fit d'un ton cassant :
-Laisse tomber, elle s'estime trop importante pour te répondre. Je suis sûr qu'elle n'attend que le signal de son maquereau pour rappliquer chez lui avec TON fric.
Un silence de mort suivit son intervention. Comment pouvait-il dire des choses pareilles, qui en plus étaient fausses évidemment ! Il m'avait blessé. J'étais trop fragile. Et je n'osais pas riposter. Trop l'habitude de ployer sous les vociférations des gens plus forts que moi. Je ne voulais pas montrer ma faiblesse. Je ne voulais plus. Mon visage se décomposa lentement. J'enfouis ma tête dans mes mains. Je ne voulais pas que quiconque voit mes larmes. Personne. Mais c'était sans compter sur Bill, qui, pour une raison inexplicable, n'avait pas l'intention de m'épargner ce matin.
-Ah, c'est facile de pleurer !
Mes pleurs redoublèrent et trempèrent mes mains, avant de s'écraser lamentablement sur la table en chêne luisante. Je demeurais repliée sur moi-même, encore et encore. Je faisais rempart de mon corps, pour protéger mon pauvre esprit perturbé.
-Mais tu vas finir par la laisser tranquille, Bill ?! s'emporta Georg.
-Ecoute, tu nous ramènes une traînée, que veux-tu que...
Bill ne termina pas sa phrase. A cause de moi. Trop, c'était trop. Je lui avais sauté dessus, par dessus les tasses de chocolat chaud et les bols de céréales. Je le giflais, griffais, mordais... Je désirais sa douleur. Bien sûr, il ripostait, et pas qu'un peu, mais je m'en fichais, je continuais à frapper avec l'énergie du désespoir. Qui était-il pour m'avoir traité ainsi ? Avait-il cru que mes problèmes étaient superficiels, pire, que je les mettais en avant ? Il n'avait pas l'air de manquer de quelque chose lui, pourtant. MON PAUVRE CHOU.
Je ne dis pas qu'il n'a pas de problème. Chacun à ses problèmes. Mais ce n'était pas une raison.
15 ans, sans-papier, orpheline, poursuivie, violée, ex-prostituée... et pourtant je ne me plaignais jamais, JAMAIS !
Bref, nous étions là à nous battre comme des lionceaux affamés, crachant à qui mieux mieux, tandis que les garçons, les clients présents (qui semblaient TRES amusés par le spectacle), er le personnel (que cela amusait beaucoup moins), tentaient de nous séparer. Lorsqu'ils y parvinrent, Bill et moi n'avions pas fière allure. Nos cheveux formaient d'étranges masses informes au-dessus de nos têtes, des marques rouges de morsure constellaient la peau de nos bras et des traces d'ongles manucurés peuplaient les zones non-protégées de nos corps. Le maquillage de Bill avait coulé. Bien fait. Les dents serrés, nous nous fixions dans les iris, la haine était palpable. On me tendit une brosse et je me coiffai le plus dignement possible et lissait mes habits, puis désinfectai mes "plaies". Bill fit de même.
A partit de cet instant, je décidai de ne plus me laisser faire par un garçon. L'androgyne serait le premier à servir de cobaye à cette résolution, il l'apprendra à ses dépens.
Je m'aperçus que Georg tiraillait sur ma manche depuis un petit moment déjà.
-Ji ?
-Oui, Georg ? fis-je en me retournant vers celui-ci.
Georg avait une apaisante douceur dans le regard.
Georg était attentionné.
Georg m'avait, ou allait me sortir de la galère.
Georg était beau.
Je ne le méritais pas, je ne méritais pas son aide, c'était certain. Mais pour rien au monde je n'aurai échangé son soutien contre celui d'un autre.
-Tu veux aller au cinéma avec moi et Gustav ?
Je sortis de mes songes et levai le sourcil, ce qui n'échappa pas à Georg.
-Ne t'inquiète pas, je me mettrai au milieu, et Gustav n'est pas comme Bill.
Le Bill en question nous foudroya du regard. Et moi je souris, rassurée.
-Dans ce cas, allons-y !
Je m'approchai de l'oreille de Georg et soufflai :
-Je te suivrai jusqu'au bout du monde.
Le jeune homme, ému, me serra dans ses bras, dans une étreinte qui me fit le plus grand bien. Le réconfort de ses larges épaules.
Je ne dis pas à tout à l'heure à Bill, sous peine de mort violente et/ou dans d'atroces souffrances, mais serrai la main à Tom pour faire bonne figure en marmonnant un vague "salut".
En partant, je passai près de Bill et soufflai :
-Tu as voulu la guerre ? Ne t'inquiète pas, tu l'auras. Sombre crétin.
Il tressaillit et planta ses yeux chocolats inquisiteurs et troublant dans dans mon regard en acier... blindé. Je relevai fièrement la tête. Ce petit manège dura à peine une seconde.
Tandis que je marchais vers la sortie pour rejoindre Georg et Gustav, j'eus la désagréable impression que Tom fixait autre chose que mon dos. Je me frottai la tempe comme pour chasser ces pensées et embarquai dans la Cadillac que Tom avait, exceptionnellement, avait-il précisé, mis à notre disposition. C'était moi l'exception ?
Le chauffeur inséra un CD et la musique emplit le véhicule tandis que je caressais tendrement la main gauche de Georg (sa main était si douce !).

Keiner weiß, wies dir geht.
Keiner da, der Dich versteht.
...


La voix qui chantait ces paroles était si belle !
-Georg ?
-Oui Jillian ?
-Qui chante ? Je n'ai jamais entendu ce chanteur.
-Ce n'est pas un chanteur, c'est un groupe entier. Tokio Hotel. Je t'en ai déjà parlé, tu sais déjà que j'en fais partie.
-Ok. Mais qui chante ? Gustav ? Tom ? Toi ?
-Tu veux vraiment le savoir ?
-Ben oui.
-C'est Bill.
J'étouffai un petit cri, abasourdie.



Hey !!
Désolé, j'ai vraiment mis du temps. Moi et les horaires ça le fait pas du tout !
x'D
Enfin bref, j'espère sincèrement que ça vous a plu, et que vous ne trouvez pas ça trop déprimant...
En fait j'ai pas l'habitude de faire des histoires qui commencent tristement =S
Chu' <3 J'vous aime
Fanny'


Vous saviez que j'étais débile ?! Vous le saviez ça ? x'D !!
En fait, je sais pas si vous l'avez remarqué mais j'ai écrit ce chapitre à la première personne alors que c'est sensé être un point de vue externe tout au long de l'histoire ! Vraiment désolée, ça ne se reproduira plus ! Je vous aime <3

# Posté le lundi 24 décembre 2007 15:16

Modifié le lundi 25 février 2008 12:38

TAGUéE ! >.< malheur malheur

TAGUéE ! >.<  malheur malheur
Bonsoir les n'enfants.
Elle m'a taguée.
C'est trop rageant.
Mais je m'y colle.
Je sais même plus comment on fait x']

7 choses que je sais bien faire :

Dire des conneries
Ecrire (?)
Danser
Apprendre l'allemand
exploser mon crédit
titiller les profs en restant super polie
arriver en retard en cour parce que j'ai pas réussi à sortir de mon lit

7 choses que vous ignorez sur moi :
J'aime le black metal
mon magasin préféré est IndienBoutique
J'adore TH (sans blaaague), Nightwish, BB Brunes, Debbie Rockt!, Paramore, LaFee (et d'autres).
j'ai un Myspace ..
Je n'aime pas Killerpilze et Nevada Tan (. . .)
J'ai 3 chats et 2 chiens mais je suis allergique à ces animaux
J'ai des chaussures avec des chats aux bouts (vive les : "Miince j'ai marché sur ta chatte" -_-')

7 choses que je dis souvent :
Héé mais tu pues
Marre des cassos
Check it out, check it out !
Qui te dit que c'est pas des mâles ?
Attitude... Bibendum !
Mais c'est quoi cette tête ?! C'est fou ce que je suis laide T.T
Tu crois que tu es le/la seul(e) à essayer de me faire décrocher de Tokio Hotel ?




Et comme je déteste être taguée, je ne tague pas les autres ! =D

# Posté le dimanche 27 janvier 2008 08:28